Accueil du Site officiel des Guides Lepère, Compostelle et les autres grands chemins Lepère éditions | Boutique | Camino | Blog | Actus | Conseils | Associations | Liens | L’équipe | Comment commander votre guide ? | Contact

Tro Breizh

le tour de Bretagne à pied

Skip to: Content | Sidebar | Footer

Guide du Tro Breiz

Le Tro Breiz, un chemin de légende en terre bretonne

Cette ancienne route de pèlerinage n’est pas comme les autres : ce n’est pas au bout que se trouvent les lieux saints. Le but est dans le chemin. En effet, le Tro Breiz embrasse la Bretagne, et le marcheur circule sur une boucle, visitant les villes des saints fondateurs de la Bretagne. Selon la légende, celui qui fait le Tro Breiz gagnera le paradis…

Ce circuit permet de remonter le fil de l’histoire, et d’orienter sa propre aventure dans des paysages à la beauté préservée.

Résultat d’un travail minutieux, ce guide s’attache à présenter pas à pas cet itinéraire qui relie Saint-Malo, Saint-Brieuc, Dol-de-Bretagne, Vannes, Quimper, Saint-Pol-de-Léon et Tréguier. Carnet de route précis, cartes topographiques, liste des hébergements, astuces, notices culturelles et historiques : ce guide est conçu pour vous faciliter la route et vous rendre le voyage agréable.

Guide du Tro Breiz

Les auteurs

Gaële de LA BROSSE : docteur ès Lettres, est originaire de Bretagne. Écrivain et journaliste, elle travaille depuis plus de vingt ans sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qu’elle a souvent arpentés, et sur les autres routes de pèlerinage ; elle a effectuée le Tro-Breiz en 1996. Elle est l’auteur du livre Tro Breiz, les chemins du Paradis (Presses de la Renaissance, 2006) et du Guide spirituel des chemins de Saint-Jacques (Presses de la Renaissance, 2010). Elle dirige la collection « Chemins de pèlerinage » aux éditions Desclées de Brouwer, ainsi que le réseau Chemins d’étoiles, consacré à l’itinérance.

François LEPÈRE : les chemins de Saint-Jacques vers Compostelle n’ont plus de secrets pour lui. Il a déjà arpenté les chemins de Vézelay, d’Arles, du Puy-en-Velay et de Paris-Tours en France ainsi que le Camino francés ou la via de la Plata en Espagne, sans oublier le chemin portugais. Il a à son actif plus de 17 pérégrinations pédestres et non loin de 15.000 kilomètres à pied. Depuis 2001, il dirige une maison d’édition indépendante spécialisée dans la randonnée sur les chemins de pèlerinage en France et en Europe. Régulièment, il participe à des émissions de radio sur les grands pèlerinages européens.

Ronan-Iker PERENNOU est breton et basque. En 1987, il part vers Compostelle une première fois depuis Quimperlé. En 1996, il repart vers Compostelle avec un âne. Mais Ronan est aussi une figure emblématique des chemins du Tro-Breiz qu’il parcourt tous les ans depuis 1992 avec des jeunes, grâce à son association « Ar re yaouank war an hent ». En 1991, il achète avec son épouse le hameau de Bodelio, dans la campagne riécoise, près de l’ancienne voie romaine peut-être empruntée par la duchesse Anne lors de son tour de Bretagne en 1505. Avec sa femme Hélène et son fils Mateo, il y reçoit les pèlerins de Saint-Jacques et du Tro Breiz. Son refuge nommé Ospital, en mémoire des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, implantés à proximité au XIIe siècle, a une devise bretonne qui signifie : « Accueillir quelqu’un élargit le cœur de deux ».

Frais de port

Il s’agit du prix pour la France.

Pour les autres pays, des frais de port supplémentaires s’ajoutent. Ils vous seront indiqués sur le bon de commande, après avoir saisi vos coordonnées.

>> Retour

Les 30 étapes du Tro Breiz

Table des matières du guide Lepère Sur les chemins du Tro Breiz :

Dol-de-Bretagne - Vannes (197,5 km)
• de Dol-de-Bretagne à Dinan
• de Dinan à Trémeur
• de Trémeur à Plémet
• de Plémet au Cambout
• du Cambout à Pleugriffet (Arné)
• de Pleugriffet (Arné) à Saint-Jean-Brévelay
• de Saint-Jean-Brévelay à Vannes

Vannes - Quimper (159,5 km)
• de Vannes à Sainte-Anne-d’Auray
• de Sainte-Anne-d’Auray à Landévant
• de Landévant à Pont-Scorff
• de Pont-Scorff à Quimperlé
• de Quimperlé à Melgven
• de Melgven à Quimper

Quimper - Saint-Pol-de-Léon (131,5 km)
• de Quimper à Briec
• de Briec à Pont-Coblant
• de Pont-Coblant à Brasparts
• de Brasparts à Commana
• de Commana à Pleyber-Christ
• de Pleyber-Christ à Saint-Pol-de-Léon

Saint-Pol-de-Léon - Tréguier (102 km)
• de Saint-Pol-de-Léon à Morlaix
• de Morlaix à Plestin-les-Grèves
• de Plestin-les-Grèves à Lannion
• de Lannion à Tréguier

Tréguier - Saint-Brieuc (79 km)
• de Tréguier à Quemper-Guezennec
• de Quemper-Guezennec à Lanvollon
• de Lanvollon à Saint-Brieuc

Saint-Brieuc - Saint-Malo (87 km)
• de Saint-Brieuc à Saint-Alban
• de Saint-Alban à Matignon
• de Matignon à Saint-Malo

Saint-Malo - Dol-de-Bretagne (24,5 km)
• de Saint-Malo à Dol-de-Bretagne

Saint-Malo

On trouve dès l’antiquité les traces d’une riche activité maritime dans la cité d’Aleth, à l’emplacement de l’actuel Saint-Servan. Mais C’est à un moine gallois, nommé Maclow (ou Mac Law), que la ville doit aujourd’hui son nom. On dit qu’il a voyagé sept ans au pays des glaces et des banquises, à la recherche du paradis, avant de débarquer vers le 7ème siècle sur la côte d’Emeraude, à Cezembre.

Accueilli par l’ermite Aaron, il rejoint la cité d’Aleth, aujourd’hui Saint-Servan où il y devient évêque et restaure la foi. Controversé par une partie de la population, il s’exile en Saintonge où il meurt en 627.

Au XIIème siècle, l’évêque Jean de Châtillon réussit à transférer le siège de son diocèse sur le rocher voisin de Saint-Malo, qui n’est encore qu’un enclos monastique. Il élargit le droit d’asile de la cathédrale à l’ensemble de la ville ce qui provoque l’arrivée massive d’une nouvelle population de marchands, d’artisans, d’armateurs, de hardis marins et de corsaires.

Dès lors, l’esprit frondeur et revendicatif des Malouins se distingue et son habileté politique lui vaut de nombreux privilèges longtemps défendus face au pouvoir ducal. Pendant la guerre de succession de Bretagne, en 1394, la cité, opposée au Duc de Bretagne, choisit de se donner au roi de France, Charles VI. Elle devient pour vingt et un ans une enclave française au statut de port franc qui lui assure sa prospérité. De cette époque datent les fondations du château. Le roi rend ensuite la cité malouine au duc Jean V en remerciement de son alliance contre les Anglais.

La ville fut presque entièrement détruite lors des combats de la libération. En août 1944 afin d’en déloger une garnison allemande. Elle a été reconstruite presque à l’identique et offre ainsi, comme par le passé pour les visiteurs venant du large, cette réelle impression d’être la “forteresse de la mer”. Nombre de grands hommes ont fait l’histoire et la renommée du pays : Cartier, Duguay-Trouin, Lamennais, etc. Ils sont tous présents, autour de la vieille ville : ils y ont tous leur statue. Elle rappelle au visiteur qu’il foule un sol illustre …

Ceux dont le nom revient le plus souvent sur les lèvres représentent les deux extrêmes de l’âme malouine : Surcouf, valeureux corsaire qui a donné son surnom à la ville et Chateaubriand, le poète qui en écrivit les plus belles pages. Il repose, face à la mer sur l’îlot du Grand Bé.

Cathédrale de Saint-Malo
De la cathédrale romane il reste la nef et ses chapiteaux. Au milieu du XIIIème siècle, on a construit un chœur gothique. A la fin du XVème siècle, on a ouvert le collatéral sud. Pour le collatéral nord il a fallu attendre le début du 17ème siècle.

En 1858, on s’est lancé dans la construction d’un clocher néogothique qui a été détruit lors des bombardements de 1944. La flèche actuelle date de 1972. Mais la partie la plus étonnante de la cathédrale c’est le déambulatoire. On mesure un dénivelé de 2,50 mètres entre le fond de l’abside et la nef. La cathédrale est construite directement sur le rocher où s’était installé Saint-Malo en compagnie du moine ermite Aaron. Elle en épouse les contours. Là où le rocher descend, la cathédrale descend aussi. La où le rocher s’arrête, la cathédrale s’arrête aussi. Le fond de l’abside est droit, comme le rocher à cet endroit.

L’autel réalisé en 1992 par Arcabas et Etienne reprend l’iconographie des quatre évangélistes : L’homme, le lion, le taureau et l’aigle. Mais surtout, ami pèlerin du Tro-Breiz, ne quitte pas la cathédrale sans passer devant le vitrail moderne du Tro-Breiz (1958). On y retrouve de gauche à droite Saint-Paul Aurélien, Saint-Tugdual, Saint-Corentin, Saint-Malo, Saint-Guillaume, Saint-Samson et Saint-Patern. On notera que Saint-Brieuc a été remplacé par Saint-Guillaume, évêque de Saint Brieuc de 1220 à 1234.

Saint-Pol de Léon

Saint-Pol-de-Léon est situé en bord de mer sur la rive ouest de la baie de Morlaix. Pourtant les activités de cette ville sont surtout centrées sur le commerce des produits agricoles provenant de la fameuse “Ceinture dorée” : choux-fleurs, artichauts, oignons ou pomme de terres. Une partie importante de cette production est acheminée vers les grands centres de consommation, comme la région parisienne, une autre est transformée sur place dans les nombreuses conserveries de la région. Enfin, il existe une tradition toujours vivante d’exportation vers l’Angleterre à bord de petits bateaux.

La ville fut fondée par Pol-Aurélien dans la première partie du 6ème siècle si l’on en croit Wrmonoc, moine à l’abbaye de Landévennec qui écrivit en 844 comment fut créé le diocèse de Léon et comment Paul Aurélien devint son premier évêque. La cathédrale actuelle qui constitue l’un des beaux édifices bretons fut commencée à la fin du 13ème siècle. La construction se poursuivit au 14 ème siècle, mais des ajouts et des modifications interviendront encore jusqu’au 16 ème siècle. De proportions élégantes, elle est aussi de taille moyenne.

Ses architectes qui semblent s’être inspirés de la cathédrale de Coutances, utilisèrent du calcaire normand pour la nef et du granit du pays pour le reste de la construction. Mais la marque bretonne est donnée par les gables et les clochetons qui décorent la croisée de transept et les porches. Les mâchicoulis du côté nord rappellent que la vocation militaire de la ville est restée très forte jusqu’au 14ème siècle. Wrmonoc parlait déjà d’une ville forte entourée de hautes murailles de terre. C’est sans doute là qu’il faut rechercher les origines de la ville.

Dominant la façade maritime est du Léon, Saint-Pol-de-Léon était un véritable verrou que tout envahisseur venu de la mer devait neutraliser pour espérer s’implanter durablement dans le nord du Finistère. Au transept sud une très belle rosace tandis que la façade occidentale est dominée par deux tours qui culminent à 50 mètres. Dans la cathédrale on conserve le souvenir de saint Paul Aurélien. Une dalle dans le chœur marque l’emplacement de son tombeau. Un reliquaire en forme de petite chapelle contient le crâne et un humérus du saint. La grande verrière formant la rosace du transept est du 15ème et les belles stalles sculptées sont du 16 ème.

On conserve aussi dans la cathédrale la cloche dite de Saint-Paul. A l’origine c’était un gong dépourvu d’anse et de bélier. Il est probable qu’elle date bien du 6ème siècle. Au 9ème siècle, Wrmonoc parle d’une cloche “connue parmi tous les chrétiens”, ce qui laisse penser qu’à cette époque elle était déjà ancienne. Il existe en Bretagne cinq autres cloches anciennes, à Goulien (Finistère), Paule (Côtes d’Armor), Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), Locronan (Finistère) et Stival (Morbihan). Comme à Saint-Pol, celle de Paule est aussi un gong.

A deux cent mètres au sud de la cathédrale se trouve le magnifique clocher du Kreisker qui atteint 77 mètres. Il constitue une sorte d’archétype des clochers bretons. De la plate-forme à laquelle on peut accéder par un escalier de 169 marches, on dispose d’un très beau coup d’œil, sur la corniche bretonne, sur l’île de Batz et sur les monts d’Arrée.

Quimper

Fondée au confluent (en breton : kemper ) du Steir et de l’Odet, Quimper fut la capitale de la Cornouaille, cette terre de légendes située à l’extrémité ouest de notre continent. Elle fut aussi il y a bien longtemps, vers le VIème siècle la cité du roi Gradlon après la disparition de la légendaire ville d’Ys détruite par les flots. Ys était une ville belle entre toutes, protégée de la mer par une digue. Le roi Gradlon gardait sur lui la clé d’or permettant l’ouverture des écluses. Mais sa fille, l’insouciante et belle Dahut rencontre le diable, qui pour la séduire a pris les traits d’un beau jeune homme.

Il lui demande en gage d’amour d’ouvrir les portes aux flots. Profitant du sommeil de son père, Dahut dérobe la clé et bientôt la ville est envahie par la mer. Gradlon réussit à s’enfuir à cheval, sa fille en croupe. Mais les flots les menacent. Alors obéissant à une voix venue du ciel qui lui promet le salut, Gradlon rejette à l’eau le démon qu’il porte derrière lui. Les eaux se retirent, mais Ys est détruite. Etait-elle située en baie de Douarnenez ou dans la baie des Trépassés? Nul ne le sait aujourd’hui !

Le vieux roi, meurtri par ce drame, s’installe alors à Quimper auprès de Saint-Corentin qui le guide. Quant à Dahut, changée en sirène, elle est devenue Marie-Morgane, celle dont la beauté entraîne les marins vers leur perdition. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, trônant sur son cheval de pierre, le roi surveille sa ville du haut de la cathédrale.

Au début du Moyen Age, Quimper devient la grande ville de Cornouaille et au XIIème siècle elle s’enferme dans une ceinture de remparts dont il reste encore des vestiges importants. Au siècle suivant, la ville entreprend la construction de sa cathédrale Saint-Corentin, un chantier monumental qui va durer jusqu’en… 1858 ! Les deux flèches qui s’élèvent à 76 mètres constituent la figure emblématique de la cité épiscopale. Le palais adjacent héberge aujourd’hui le musée départemental breton.

Le chœur est la partie la plus ancienne de l’édifice, il est curieusement désaxé par rapport à la nef. La cathédrale possède aux fenêtres hautes de la nef et du transept un remarquable ensemble de vitraux du XVème siècle représentant seigneurs, châtelains et chanoines avec leurs saints patrons.

Vannes

Vannes est bâtie en amphithéâtre à l’extrémité Nord-Est du golfe du Morbihan, autour d’un ancien gué, sans doute près de l’actuelle l’église Saint-Patern. Le site semble avoir été occupé dès l’époque préhistorique, et l’on a en effet retrouvé des restes néolithiques à Maen Gwevr (”la pierre de la chèvre”), aujourd’hui place Henri-IV. Les Venètes dont Jules César parle dans son récit de la guerre des Gaules y avaient installés leur capitale. Plus tard l’empereur Probus a entouré la ville de fortifications au IIIe siècle qui devint un centre de communication, puisque vers elle convergeaient sept ou huit voies romaines.

À l’époque bretonne, le chef Waroc’h la dota de nouveaux remparts. Le haut Moyen Âge est marqué par des luttes continuelles entre Francs et Bretons pour la possession de Vannes. Gontran, fils de Clotaire Ier, crut, en 590, avoir obtenu la soumission de Waroc’h. Mais, au départ de l’armée franque, les Bretons de Waroc’h se lancèrent à sa poursuite et lui infligèrent une défaite dans le bassin de Rennes. En 753, Pépin le Bref se serait rendu maître de Vannes et, selon les Annales de Metz, du même coup de toute la Bretagne.

Si le fait est exact, ce ne fut que pour une courte période, car les hostilités reprirent sous Charlemagne. Celui ci confie la région à Nominoë, homme d’origine modeste qui a gagné la confiance de l’empereur. Il deviendra comte de Vannes puis duc de Bretagne sous Louis le Pieux. En quelques années, sous son autorité, il réussira l’unité bretonne.

En 919, Vannes fut pillée et brûlée par les Normands. Un siècle et demi plus tard, en 1154, le géographe arabe Idrisi décrit en 1154 la ville comme étant “une des principales villes de Bretagne [...] située sur un camp à l’extrémité du golfe, extrêmement agréable et peuplée, où sont un port et des constructions navales”. En 1514, année de la disparition de la duchesse Anne, reine de France, le parlement de Bretagne se réunit à Vannes et y siége pendant quatorze ans. En 1532, de nouveau réuni à Vannes il proclame “l’union perpétuelle du pays et duché de Bretagne avec le royaume et couronne de France”.

Au XVIIe siècle, les chantiers navals se développent et Vannes, comme Saint-Malo et Nantes, mais sur une plus petite échelle, participe à la “course” et à la traite des Noirs. En 1990, Vannes comptait 45 645 habitants. L’importance du secteur tertiaire (83% de la population active) est liée à la fonction de centre administratif (préfecture, conseil général, mutuelles agricoles, hôpital…) et au tourisme.

Parallèlement au secteur traditionnel du bâtiment et travaux publics, l’industrie (15% des actifs) s’est développée dans plusieurs directions : agro-alimentaire (très important en Bretagne), caoutchouc (Michelin), activités liées au monde nautique. Depuis le mois de septembre 1990, Vannes est à trois heures de Paris par T.G.V.

La cathédrale de Dol de Bretagne

Dol est située au bord d’un falaise d’une vingtaine de mètres qui jusqu’au XIIème siècle était encore battue par les flots. Elle domine maintenant un horizon de bocage au fond duquel se profile le Mont Saint-Michel. L’histoire religieuse de cette ancienne cité épiscopale commence vers 548 avec l’arrivée du moine Saint-Samson qui y fonde un premier monastère.

En 555, Judual, roi de Bretagne, transforme le monastère en évêché et c’est le point de départ d’un extraordinaire essor qui aboutira plus tard à la création de l’archevêché de Dol par le pape Grégoire VII au milieu du XIème siècle. Après 1199, à la suite de la victoire des Capétiens sur les Plantagenêts, Dol doit abandonner toute prétention au rang d’archevêché et le XIIIème siècle commence très mal. En 1203 les troupes de Jean-Sans-Terre incendient la cathédrale romane.

En 1233, la ville est à nouveau prise et anéantie par le Duc de Bretagne Pierre de Dreux. Le calme revint dès le deuxième tiers du 13ème siècle et la ville put le mettre à profit pour construire l’un des plus beaux édifices de Bretagne, la cathédrale gothique. A l’extérieur, c’est peut-être le grand porche sud qui témoigne le mieux de la magnificence de la ville aux XIIIème et XIVème siècles. Dans son aspect primitif, il était ouvert sur trois côtés.

Fortement dégradé à la Révolution, l’architecte avait voulu le supprimer. Aujourd’hui, ses bas-reliefs restaurés en 1898 nous racontent des épisodes de la vie de Saint-Samson, du roi Judicaël, de Sainte-Catherine et bien sûr de Jésus de Nazareth. A l’intérieur, la nef longue de 100 mètres fait grande impression. Dans le chœur on admirera la très belle verrière à médaillons qui date de la fin du XIIIème siècle et l’ensemble des 80 stalles du XIVème

>> écrire un commentaire

La table bretonne

Terre de vent, terre de granit, horizon de landes et de mer, la Bretagne est pays de vérité. Sa cuisine est à cette image. Pas ou peu de fantaisie, mais des produits de qualité. Les produits de la mer tiennent la vedette et les vrais gourmets aimeront s’approvisionner sur le quai au retour des pêcheurs. Coquillages, crustacés, poissons, comment choisir ? Peut-être le roi de la table est-il le homard ? Et que diriez-vous de gratinés de Saint-Jacques parfumées à l’échalote et au muscadet ?

A moins que votre préférence ne vous pousse à la variété d’un plateau de fruit de mer où vous retrouverez la fraîcheur des huîtres, le parfum iodé des oursins et la subtilité délicate de la chair de langouste ? Mais quant à moi, je me régalerai de ces quelques maquereaux péchés hier, dont les filets ont été pochés dans un court-bouillon aux herbes et au muscadet. Avec une tranche de pain de seigle et un doigt de muscadet… La fête !

Mais il est des jours où le vent souffle, où le crachin nous pousse au coin de la cheminée. Soirée de crêpes, avec juste un peu de charcuterie bretonne en entrée. Crêpes aux œufs, galettes à la saucisse, galettes au sarrasin… Ne craignez rien, la variété sera plus grande que votre appétit. Pour vous désaltérer le cidre du terroir fera l’affaire. Ne cherchez pas… Celui du pays est toujours le meilleur !

Pour terminer le repas, aucune hésitation… Le fars aux pruneaux servi tiède avec du cidre doux. Irrésistible ! Ne quittez pas la table sans goûter le Chouchen… Là, le succès n’est pas garanti. Mais il faut bien vivre dangereusement surtout lorsque l’on fait un pèlerinage!